Cinéma, Discussion

Lebanon

Cinépointcom Libramont

La 56° Dimension c’est le plaisir de regarder un film ensemble et d’en discuter par après…
C’est la joie malicieuse de décortiquer – d’analyser diront les puristes – le film dans toutes ses compo-santes : image et son, scénario, décors et musique, réalisateur et acteurs mais aussi contextes histori-que, social ou politique…
C’est prendre le temps de s’arrêter, de voir et revoir une scène, une séquence, un plan et les regarder avec un oeil neuf, critique et… amoureux !

Tout ça pour quoi finalement ?
Pour tenter d’en démonter la mécanique particulière, celle qui fait qu’un spectateur rie ou pleure, soit ému ou pas, soit impliqué ou distant…
Pour amorcer un retour vers l’essence même du cinéma : son langage, stylisé par la personnalité uni-que du ou de la cinéaste.
Pour savoir comment le cinéma touche au plus profond de nous.
Pour voir le fond émerger de la forme…
Pour amplifier le plaisir de la (re)vison…

A travers des films issus de tous les genres, de toutes les époques, de tous les pays, de toutes les langues, La 56° Dimension se veut un espace d’apprentissage de l’image par le plaisir du cinéma revisité.

Lundi 16 Avril Lebanon de Samuel Maoz

Genres DrameGuerre
Nationalités FrançaisIsraélienAllemandLibanais
Récompensé par le Lion d’or à Venise en 1999 et inspiré de l’expérience militaire du réalisateur, Lebanon est un huis-clos cinématographique unique où le spectateur va vivre et voir une journée malheureusement « banale » de la Guerre du Liban de juin 1982. « Vivre » car il va partager avec quatre soldats l’exiguïté angoissante d’un tank quasi organique, laissé à la dérive, suintant de ses fluides visqueux et agonisant dans des râles mécaniques. « Voir » ensuite, car les seules images de l’extérieur parviennent à travers le viseur du canon, avec en ligne de mire des victimes dont les regards accusateurs, implorants, violents, traversent dans un mouvement inverse, le canon, le tank, la caméra, l’écran, pour accuser, implorer, violenter au plus profond, le spectateur…
Rarement un film a poussé aussi loin la logique du huis-clos et de la « caméra subjective » pour entraîner le spectateur dans ses derniers retranchements. En ce sens, il en devient un des films les plus anti-militaristes qu’il existe.
Entrée : 8€

Bientôt